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Les secondos gravissent l’échelle sociale

Publié le 06.07.2022

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Formation » L’accès à l’éducation n’est pas toujours aisé pour certains enfants d’immigrés.

En moyenne, les enfants d’immigrés atteignent un niveau de formation plus élevé que leurs parents, montre une étude sur la mobilité intergénérationnelle des secondos.

Pour l’étude publiée dans la série Social Change in Switzerland, le démographe Philippe Wanner, de l’Université de Genève, a examiné le niveau d’éducation de 24 000 couples parents-enfants des neuf plus grandes communautés de migrants en Suisse. Ces communautés comprennent l’Allemagne, la France, l’Italie, le Portugal, l’Espagne, la Turquie ainsi que trois pays des Balkans: la Serbie, la Macédoine et le Kosovo.

Selon l’analyse, la mobilité intergénérationnelle est beaucoup plus souvent ascendante que descendante. De plus, la mobilité ascendante serait aussi élevée dans les familles de migrants que dans celles nées en Suisse. Et ce, malgré les barrières éducatives identifiées comme la discrimination ou les difficultés linguistiques, note Philippe Wanner. Il cite comme explications possibles les exigences élevées de certains enfants de migrants en matière de formation et le fait que «les familles de migrants disposent en Suisse d’un système éducatif plus intégratif que dans leurs pays d’origine respectifs».

Les données montrent toutefois que la proportion d’enfants ayant obtenu un diplôme de niveau tertiaire varie selon la nationalité.

Ainsi, 54% des enfants d’immigrés originaires d’Allemagne ont suivi une formation dans l’enseignement supérieur (+21 points de pourcentage par rapport à la génération des parents). Dans les autres pays de l’Union européenne, ce pourcentage se situe également entre 40 et 50% environ (+17 à +30). Le pourcentage le plus bas est celui des enfants originaires du Kosovo, avec 20% (+10).

Selon le démographe, il est important de vérifier «si le système scolaire offre les mêmes chances de réussite à chaque élève indépendamment de son origine». Les résultats de la présente étude pour les enfants originaires des Balkans indiquent au moins que des «efforts et des ajustements» sont encore nécessaires pour atteindre l’égalité des chances. ATS

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