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Moins de croissance en 2022

Publié le 07.12.2021

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Conjoncture helvétique » Après une solide reprise cette année, la croissance économique de la Suisse devrait ralentir. En cause, «l’émergence de nouveaux variants favorisée par l’accès inégal à la vaccination entre pays à revenu élevé et faible», selon l’institut Créa. Une aggravation de la pandémie pèserait à nouveau sur la conjoncture helvétique.

Les économistes de l’institut rattaché à l’Université de Lausanne s’attendent à ce que le produit intérieur brut (PIB) progresse de 3,6% cette année, contre +2,7% anticipés dans les précédentes prévisions publiées en mai. En 2020, il s’était contracté de 2,4%, affecté par l’émergence de la pandémie de coronavirus.

«Le retour à la croissance en 2021 en Suisse s’explique par la dynamique de sa demande intérieure, principalement en raison de la forte croissance de la consommation des ménages», selon un communiqué publié hier. Les dépenses privées ont en effet bondi de 2,8% cette année, après une contraction de 3,7% l’exercice précédent.

Les prévisions de croissance du Créa sont relativement comparables à celles d’autres instituts. Pour 2021, UBS et Credit Suisse s’attendent à une hausse du PIB de 3,5% et le KOF de 3,2%. Après ce solide rebond, réalisé grâce à une économie «davantage orientée vers le secteur de la chimie-pharma et moins exposée aux secteurs comme l’hôtellerie-restauration», la croissance devrait se tarir. Le Créa table en effet pour 2022 sur un PIB en hausse de 2,3%. En 2023, la progression est attendue à 1,6%. ats

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