La Liberté

Le silence nous rend complices

Gerhard Hasinger, Pringy

Publié le 14.05.2024

Temps de lecture estimé : 1 minute

M. Bertschy, je reviens sur votre Mot de la fin du 2 mai («Un bébé palestinien, ça ne vaut rien»). Je partage votre opinion et j’admire votre courage de l’exprimer publiquement, car le silence à ce sujet est très pesant dans les milieux médiatiques, politiques et universitaires. Il nous rend complice des massacres à Gaza. Le 7 mai avec mon café, j’ai parcouru La Liberté: d’abord l’article sur l’occupation de l’Université de Lausanne par les étudiants propalestiniens, où on peut lire qu’environ 15 000 enfants ont été victimes de l’armée israélienne, sans compter les blessés et traumatisés.

J’ai ensuite lu la page des lettres de lecteurs, qui nous parlent d’une fille israélienne de 12 ans retenue comme otage par le Hamas ou du rapport Colonna qui prouve que l’UNRWA (l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens) ne mérite pas notre confiance. Il est malsain de jouer avec les drames humains. Aujourd’hui, c’est l’Afrique du Sud qui défend les droits humains. On ne peut plus compter sur les Etats-Unis, l’Europe et la Suisse pour les défendre. Cependant, les Occidentaux ne se gênent pas d’accuser les autres.

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