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Les blessures d’un fils

Klaus Barbie lors de son procès à Lyon, en 1987. © Keystone
Klaus Barbie lors de son procès à Lyon, en 1987. © Keystone
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Publié le 04.12.2021

Sorj Chalandon » Dans Enfant de salaud, l’écrivain Sorj Chalandon fait se percuter le passé collaborationniste de son père et le procès de Klaus Barbie.

L’Enfant de salaud, c’est lui, Sorj Chalandon. Il n’a que dix ans lorsque son grand-père paternel le gifle de cette terrible expression. Pendant la dernière guerre mondiale, le père de Sorj était du mauvais côté. «Ton père, je l’ai même vu habillé en Allemand, place Bellecour…» lui précise encore son grand-père. Y a-t-il un bon âge pour hériter des erreurs de ses parents? Pour encaisser la traîtrise d’un père? Non, assurément pas. Dans Enfant de salaud, roman autobiographique parvenu très logiquement dans le dernier carré du Prix Goncourt il y a quelques semaines, Sorj Chalandon décortique les ravages de cette révélation et surtout les blessures que son père affabulateur et violent lui a infligées.

Grande plume de Libération qui fait partie aujourd’hui de la rédaction du Canard enchaîné, Sorj Chalandon mène en parallèl

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