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Un ancien du FSB à la tête de la région occupée de Kherson

Depuis la prise de Kherson, Moscou mène une politique de russification: le rouble a été introduit, des passeports russes émis, une première banque russe y a ouvert ses portes fin juin, les voix critiques sont réprimées et l'activité économique est largement sous contrôle de l'occupant. © KEYSTONE/AP
Depuis la prise de Kherson, Moscou mène une politique de russification: le rouble a été introduit, des passeports russes émis, une première banque russe y a ouvert ses portes fin juin, les voix critiques sont réprimées et l'activité économique est largement sous contrôle de l'occupant. © KEYSTONE/AP


Publié le 05.07.2022
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Un responsable russe issu des puissants services de sécurité (FSB) a pris la tête mardi du gouvernement de la région ukrainienne de Kherson. Celle-ci est occupée par les forces russes.

Sergueï Elisseïev, jusqu'alors premier adjoint au chef du gouvernement de la région russe de Kaliningrad (Nord-Ouest), "est devenu chef du gouvernement de la région de Kherson", a indiqué lundi soir sur Telegram Vladimir Saldo qui dirige l'administration d'occupation russe. Son gouvernement prend ses fonctions mardi, a-t-il ajouté.

Diplômé de l'Académie du FSB, M. Elisseïev, 51 ans, a servi au sein de ce service de sécurité à des fonctions non précisées, selon le site internet de la région de Kaliningrad.

"La Russie est ici pour toujours"

L'ancien député ukrainien passé du côté de Moscou, Alexeï Kovalev, qui a survécu fin juin à une tentative d'assassinat, a été nommé adjoint de M. Elisseïev pour les questions de l'agriculture. "La Russie est ici pour toujours", a-t-il déclaré.

Depuis la prise de Kherson, Moscou mène une politique de russification: le rouble a été introduit, des passeports russes émis, une première banque russe y a ouvert ses portes fin juin, les voix critiques sont réprimées et l'activité économique est largement sous contrôle de l'administration d'occupation.

Le président russe Vladimir Poutine avait affirmé en lançant son offensive contre l'Ukraine que son pays ne l'occuperait pas. Depuis, le Kremlin se borne à dire que les habitants choisiront leur avenir, laissant entendre ainsi être favorable à un référendum pour organiser une annexion, comme cela avait été le cas en Crimée.

Représentants de Moscou ciblés

Mais parallèlement, plusieurs attentats ont visé ces dernières semaines des représentants acquis au Kremlin dans les zones occupées, comme celui qui a visé Alexeï Kovalev. Et les forces ukrainiennes sont repassées à l'offensive dans la région de Kherson et ont repris du terrain aux Russes.

ats, afp

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