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Le WEF se prépare à entrer dans le métavers

Klaus Schwab a consacré une grande partie de son temps au cours des six derniers mois à la mise sur pied d'un Davos virtuel (archives). © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Klaus Schwab a consacré une grande partie de son temps au cours des six derniers mois à la mise sur pied d'un Davos virtuel (archives). © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT


Publié le 23.05.2022
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L'avenir du Forum économique mondial (WEF) de Davos passera également par le virtuel, promet son fondateur Klaus Schwab. Il prévoit de créer un village global pour la coopération dans un monde numérique parallèle.

"Nous voulons faire entrer Davos dans le métavers et créer un village de collaboration mondiale, en source ouverte", déclare M. Schwab dans un entretien diffusé lundi par la Neue Zuercher Zeitung. C'est un "très grand projet", souligne-t-il, précisant qu'il y a consacré 60% de son temps au cours des six derniers mois.

Le WEF collabore sur ce projet numérique avec le groupe informatique américain Microsoft, la société de conseil Accenture et différentes organisations internationales, ajoute M. Schwab, 84 ans. Ce village global doit devenir la première utilisation du métavers avec un véritable objectif, selon lui.

Toujours des rencontres à Davos

Dans ce monde virtuel, il y a le palais des congrès pour les réunions et cinq pavillons, qui correspondent aux cinq centres du WEF, explique-t-il. "Dans les pavillons, on peut travailler sur différents projets". Le village global doit devenir une grande plate-forme qui rassemble les initiatives internationales pour créer une vue d'ensemble et des synergies, selon lui.

La fondation gérant le WEF, dont le siège est à Cologny (GE), a fait protéger en décembre et janvier plus d'une douzaine de marques portant le nom "Meta", a indiqué le magazine économique "Bilanz" en février. Parmi elles figurent notamment Metadavos, Metaforum et Metaplaza.

Le métavers ne va toutefois pas remplacer complètement la réunion dans la station grisonne, estime M. Schwab. "Les rencontres virtuelles fonctionnent très bien pour l'échange d'informations, mais vous ne pouvez pas instaurer la confiance entre des inconnus uniquement par le biais d'une vidéoconférence". Pour cela, il faut des rencontres personnelles, dit-il.

ats

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