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Kummer: "Je n'admets pas les pensées négatives"

Patrizia Kummer vit très bien sa quarantaine à Pékin © KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER
Patrizia Kummer vit très bien sa quarantaine à Pékin © KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER


Publié le 20.01.2022
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Patrizia Kummer est en quarantaine à Pékin depuis une semaine maintenant dans l'optique des JO 2022. Les médias du monde entier se sont intéressés à la Valaisanne, qui n'est pas vaccinée.

Son sourire en dit long: la championne olympique 2014 ne peut et ne veut pas se plaindre. Depuis qu'elle a atterri à Pékin il y a une semaine, elle se trouve coincée dans un Holiday Inn Express à la périphérie de la métropole, pour la quarantaine obligatoire de 21 jours imposée aux personnes non vaccinées.

Un grand intérêt

La voie que la Valaisanne de 34 ans a choisie est si particulière que plus de 30 journalistes, dont une dizaine venant de pays germanophones, ont pris part à la vidéoconférence. Tous voulaient savoir comment elle vit son lointain isolement. Pour faire court: elle se porte très bien.

Comme elle l'avait demandé, Patrizia Kummer peut utiliser un vélo et deux haltères dans sa chambre, qu'elle estime plus grande que les 25 m2 promis au minimum. La nourriture est bonne et abondante. "Ils me demandent tous les jours ce que je veux. Et jusqu'à présent, j'ai toujours mangé chinois", raconte-t-elle, soulignant avoir apporté ses propres couverts: "de toute façon, je mange déjà très lentement, avec des baguettes, ça prend une éternité".

La Valaisanne a pris un grand risque avec cette quarantaine, manquant la dernière course de qualification en n'étant pas encore assurée d'être sélectionnée. Et elle doit assumer elle-même les coûts supplémentaires. Mais dans l'ensemble, elle souligne qu'elle a été parfaitement soutenue par Swiss-Ski et Swiss Olympic.

Patrizia Kummer ne veut pas trop s'étendre sur les raisons de sa non-vaccination. "D'autres ont choisi leur travail, moi j'ai choisi mon corps", explique-t-elle, précisant ne pas être fondamentalement opposée aux vaccins. Elle s'est ainsi déjà fait vacciner contre la grippe. Mais "c'est à chacun de décider pour lui-même", glisse-t-elle.

Pas de soucis pour la forme

La Valaisanne doit encore patienter deux semaines avant de retrouver la neige. Mais elle ne se fait pas de souci pour son état de forme. Comme le reste des snowboardeurs, elle pourra encore s'entraîner pendant quatre jours avant la première compétition prévue le 8 février.

"Je n'aurai plus de décalage horaire à digérer. Et les autres se sont entraînés sur de la neige européenne, ils ne connaissent pas plus la neige chinoise que moi", lâche Patrizia Kummer, qui se veut positive. "Je n'admets pas les pensées négatives", conclut-elle.

ats

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