La Liberté

Forum/Courrier des lecteurs

Tant de questions en suspens…

Danielle Aeby, Les Sciernes d’Albeuve

Publié le 28.05.2024

Temps de lecture estimé : 1 minute

Tout a été dit, ou presque, sur l’initiative H24 et sur le contre-projet concocté par le gouvernement fribourgeois. Je ne fais pas partie des initiants et pense qu’effectivement il est impossible de proposer dans plusieurs hôpitaux une prise en charge des urgences vitales. J’ai suivi avec intérêt l’une des réunions d’information organisées par l’HFR et des membres du gouvernement. Séance qui m’a laissé plus de questions que de réponses.

Les voici: à part être un centre de tri, quels types exactement d’urgences non vitales sont effectivement prises en charge dans une permanence telle que celle de Riaz? En quoi la prise en charge de ces urgences non vitales diffère-t-elle de celle d’un médecin traitant? Vu le démantèlement des urgences de Riaz depuis 2020, comment savoir si un tel site est (encore) intéressant en termes de carrière pour le personnel médical (médecins-assistants et chefs de clinique)? Proposer un numéro unique de santé en cas d’urgences non vitales répond-il aux besoins d’un patient qui vient de s’ouvrir l’arcade sourcilière, ou s’est renversé une casserole d’eau bouillante sur le pied?

Quid des régions périphériques après 22 h, où un octogénaire (ne pouvant plus conduire la nuit) doit amener son épouse aux urgences de Fribourg? A cette question, M. Didier Castella répond «Rapid responders», sauf que ceux-ci sont prévus dans le cadre des urgences vitales. Et enfin: comment le simple péquin identifie-t-il un cas d’urgence vitale ou non vitale? En revient-on au numéro unique de santé, et éventuellement au message «Tous nos collaborateurs sont occupés»?

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