La Liberté

Les notes des joueurs suisses qui ont fait la fierté de tout un pays

La Suisse et son héroïque gardien Yann Sommer sortent du tournoi la tête haute. © Keystone
La Suisse et son héroïque gardien Yann Sommer sortent du tournoi la tête haute. © Keystone


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03.07.2021

Dominée par une Espagne pas très inspirée, l’équipe de Suisse a défendu avec brio compte tenu des circonstances. A quoi aurait ressemblé la fin de match sans l’expulsion de Remo Freuler? On ne le saura jamais. Pour accélérer le processus de deuil, voici le bulletin de notes des héros de Vladimir Petkovic face à la Roja.

Pierre Schouwey

 

YANN SOMMER: 9/10
Le gardien ne s’est pas seulement contenté de retourner un filet de truite de la Coop sur un grill durant ce tournoi. Yann le Magnifique s’est retourné pour assister au doublé de l’Italien Locatelli, il est retourné chez lui assister à la naissance de sa fille, il a retourné l’opinion populaire de la France au sujet de Kylian Mbappé et notre estomac à chacune de ses parades. Le héros de la nation.

 

MANUEL AKANJI: 8/10
Un but contre son camp au Mondial 2018, un penalty raté à l’Euro 2021: c’est peu dire que Manuel Akanji n’atteint jamais son Zénith dans le stade de Saint-Pétersbourg. Cette péripétie mise à part, le défenseur de Dortmund a livré un match et un tournoi de dingue. A la place du PSG, on l’aurait signé lui à la place de Sergio Ramos.

 

NICO ELVEDI: 7/10
Elveni, Elvedi, El pas vici. Son premier grand tournoi comme titulaire et certainement pas le dernier.

 

KEVIN MBABU: 6/10
Entré en jeu à la 100e minute, en plein coeur d’une prolongation où la Suisse n’a pas vu le ballon, le Genevois a passé 20 minutes à défendre, sans réaliser la moindre passe, à en croire les statistiques de l’UEFA. Essayé, Mbabu.

 

RICARDO RODRIGUEZ: 7/10
Tous les Espagnols qui ont perdu de vue le gaucher du Torino depuis 2015 ont dû se demander, devant leur poste de télévision, pourquoi le Real Madrid ne l’avait toujours pas signé. Son tacle salvateur devant Marcos Llorente en prolongation l’absout définitivement de son raté contre la France. Un Euro en montagnes russes qui se termine à Saint-Pétersbourg. Logique.

 

FABIAN SCHÄR: 5/10
Et dire que la Suisse est passée à quelques centimètres de sortir le champion du monde 2010 et d’Europe 2008 et 2012 avec Djibril Sow et Fabian Schär dans l’axe du milieu de terrain... Mais le tir au but mollasson du second, pas sans rappeler celui de Marco Streller à la Coupe du monde 2006, a précipité la fin du rêve.

 

SILVAN WIDMER: 6/10
Les assauts répétés d’Alba, Pedri ou Sarabia n’ont pas laissé de repos au joueur du FC Bâle. Sous la coupole du stade Krestovski, Ailier Widmer-Souffre, mais fait l’unanmité à droite. Pas comme Eveline en son temps.

 

CHRISTIAN FASSNACHT: 6/10
C’est à la nuit tombée que le remplaçant Fassnacht fait tomber le masque. Bourreau de Paul Pogba au tour précédent, Christian n’est cette fois pas parvenu à endosser le costume du superhéros.

 

REMO FREULER: 7/10
Dix minutes après avoir pris Laporte en faute et offert l’égalisation à Shaqiri, le stratège de l’Atalanta a pris la porte sur une faute évitable. Carton rouge sévère. On conseille à Michael Oliver, l’arbitre anglais du match, d’annuler ses vacances dans le canton de Glaris.

 

DJIBRIL SOW: 6/10
Pallier l’expulsion de Freuler et défendre sans toucher la balle ou presque: pour Sow, entrer en jeu dans ce quart de finale avait tout du film d’horreur. Sans jouer les bouchers (aucune faute), le Zurichois a tenu son rôle avec sang froid sans pour autant permettre à la Suisse de sortir de son camp de temps à autre. N’est pas Granit ou Remo qui veut.

 

DENIS ZAKARIA: 5/10
Le Genevois devait remplacer Xhaka et s’en inspirer. A la place, il a imité le Akanji de la Coupe du monde 2018 en plantant un autogoal bien malheureux dans le même stade, dans la même cage et dans un style identique. Vladimir Petkovic aurait dû préciser de quel blond décoloré il s’agissait.

 

STEVEN ZUBER: 6/10
Seul Cesar (Azpilicueta) pouvait faire tomber de son cheval Stevie «Z», le plus altruiste des soldats ayant participé à la révolte helvétique qui a suivi la débâcle de Rome.

 

BREEL EMBOLO: */10
«Ne nous quitte pas», Breel, ont prié les Suisses quand ils l’ont vu se tordre de douleur à terre à la 22e minute. A posteriori, on se dit que sa force de percussion aurait fait un bien fou tant il s’est avéré compliqué de faire avancer le cuir dans l’échiquier espagnol.

 

MARIO GAVRANOVIC: 6/10
Le Golden Boot  – catégorie hors-jeu – de cet Euro a réussi à nous faire croire 3 minutes que la Suisse pouvait gagner deux séances de tirs au but d’affilée. Pour ça, merci, Mario!

 

 

HARIS SEFEROVIC: 5/10
Le goleador du Benfica a attendu, attendu. Mais elle n’est jamais venue, l’occasion qui lui aurait permis de marquer son 4e but de la compétition. Sevré de ballons (il n’a pu réaliser que 8 passes en 80 minutes), le grand monsieur de Sursee a tout de même quitté le terrain et cet Euro la tête haute. Put some respect on this name.

 

XHERDAN SHAQIRI: 6/10
Le seul Suisse à avoir fait preuve de plus d’opportunisme que Luca Loutenbach, le superfan de la «Nati», vendredi à St-Pétersbourg. En transformant l’un des deux seuls tirs cadrés de son équipe face à la Roja, «XS» a fait passer son bilan personnel à 3 buts et 1 passe décisive. Il faudra bien se l’avouer un jour: du haut de ses 169 cm, Shaqiri est le plus grand joueur de l’histoire du football helvétique.

 

RUBEN VARGAS: 6/10
Embolo se blesse? Vargas repart, Vargas remplace. Courageux et entreprenant, le Lucernois de 22 ans a fait souffler un vent de fraîcheur sur cette équipe de Suisse et sur sa tentative aux tirs au but, laquelle s’est envolée dans le ciel russe. Mais comment lui en vouloir?


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