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Guide de l'Euro: la route de la Nazionale est ouverte

L'élégance de Jorginho, qui couche le gardien ibérique avant de placer le ballon de la finale de l'autre côté du but.  © Keystone
L'élégance de Jorginho, qui couche le gardien ibérique avant de placer le ballon de la finale de l'autre côté du but. © Keystone


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07.07.2021

Chaque lendemain de match, nos spécialistes football vous concoctent un résumé des points cruciaux des rencontres de la veille, et vous mettent en appétit avant ceux du jour, histoire de ne pas être perdu dans les discussions à la machine à café ou autour d’un apéro.

PAD

Ce qu’il ne fallait pas louper

 

Facile, il n’y avait qu’un seul match mardi soir. L’affiche Italie-Espagne? Pour le fondu de foot qui sommeille en nous et se réveille chaque deux ans (en principe quand le Covid-19 n’y est pas), impossible d’y passer au travers. Choc des cultures, celle de la fulgurance transalpine face à la possession «tika-takesque» ibérique, Italie-Espagne était LA demi-finale à ne pas louper, sous peine de se faire mettre au coin de la classe avec un bonnet d’âne. L’Espagne a bouclé les espaces, a bloqué l’Italie. L’Espagne était organisée, mais l’Espagne était maladroite en attaque. L’Italie a peiné, l’Italie n’a pas pu développer son jeu, mais l’Italie a été adroite aux tirs au but. Revancharde après le quart de finale de de l’Euro 2008 à Vienne (j’y étais!) où elle s’était inclinée 4-2 dans le même exercice, la Nazionale s’est ouvert la route de Wembley. Comme un gaspacho andalou, la vengeance est un plat que si mange froid au cœur de la Botte.

 

Ce que vous avez bien fait de louper

 

Je ne sais pas vous. Mais moi, les prolongations, je me dis qu’on pourrait s’en passer. Regardez la Suisse. Ses prolongations contre la France, puis contre l’Espagne, elles ont servi à quoi? La réponse est facile: à rien! Pareil pour Italie-Espagne hier soir. Le match se ferme, on s’ennuie, on souffre pour ces joueurs qui, bouche béante, n’arrivent plus à mettre un pied devant l’autre. Et même si on la comprend, on maudit cette attitude attentiste, cette crainte d’encaisser les premiers. Parce que c’est bien connu en «prolong», celui qui encaisse le premier est mal barré. Bref, trente minutes inutiles qui, pour la grande majorité de la classe laborieuse, manqueront le lendemain au saut du lit lorsqu’il s’agira de se lever pour aller gagner sa croûte. Et si on passait directement par la case tirs au but?

 

Ce dont vous allez entendre parler

 

Demi-finale de l’Euro 2020 disputé en 2021, acte II. Le grand soir est arrivé pour l’Angleterre qui attend le Danemark dès 21 heures dans son jardin de Wembley. Même si on se dit qu’une finale Angleterre – Italie serait du plus bel effet dimanche, notre statut de résident d’un pays neutre nous interdit de prendre parti pour l’une ou l’autre de ces deux nations. En revanche, on n’ose pas imaginer les titres des tabloïds si Gareth Southgate et les siens venaient à s’achopper sur le Petit Poucet scandinave. Au pays de la Perfide Albion, mieux vaut être un footballeur bien portant et vainqueur. Parce que sinon, en cas d’échec, les Trois Lions seront jetés en pâture. Et pendant très longtemps. Damned!

 

Ce que vous pourrez ressortir à l’apéro

 

A la question de ce journaliste français: «Que pensez-vous de la rivalité entre la France et l’Italie?», Fabio Cannavaro a répondu: «Mais quelle rivalité? Il n’y a pas de comparaison possible. Nous avons gagné quatre Coupes du monde, nous avons joué six finales. Nous pouvons avoir une rivalité avec l’Allemagne ou le Brésil, c’est tout.» Capitaine de la Squadra Azzurra championne du monde en 2006 qui, pour faut-il le rappeler, avait battu les Bleus en finale, Fabio Cannavaro a la parole d’argent. Mais pas forcément le silence d’or. Normal, direz-vous, Fabio Cannavaro n’est-il pas le Ballon d’or 2006?


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