La Liberté

02.06.2020

Deux "guerriers" prêts à en découdre avec Xamax

Johan Djourou sous ses nouvelles couleurs est prêt à se battre contre la relégation. © Keystone/LAURENT GILLIERON
Johan Djourou sous ses nouvelles couleurs est prêt à se battre contre la relégation. © Keystone/LAURENT GILLIERON
Xavier Kouassi sera motivé à l'idée de retrouver le FC Sion sur sa route. © Keystone/LAURENT GILLIERON
Xavier Kouassi sera motivé à l'idée de retrouver le FC Sion sur sa route. © Keystone/LAURENT GILLIERON
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02.06.2020

Ils ne le disent pas ouvertement mais ils assument: Johan Djourou et Xavier Kouassi ont bien rallié Neuchâtel dans la peau de "guerriers" prêts à livrer la bataille ultime contre le FC Sion.

Deux mois après leur licenciement en Valais, l'international suisse et le demi ivoirien ont rejoint Neuchâtel Xamax pour, surtout, conférer à cette reprise de la Super League un engouement que l'on aurait eu de la peine à soupçonner il y a peu. "C'est vrai. Il y a quelque chose de perceptible dans l'air, comme une grande attente. note Johan Djourou. Je l'ai remarqué auprès des supporters xamaxiens, auprès de mes nouveaux coéquipiers aussi."

Pour le Genevois, sa venue à Neuchâtel répond à une certaine logique. En janvier 2019, il avait déjà été très proche de rejoindre La Maladière. "Le contact établi à l'époque avec le président Christian Binggeli n'a pas été rompu, dit-il. Mon expérience à Sion fut de courte durée et comme je n'avais pas l'intention de quitter la Suisse, la reprise de la Super League m'a offert une opportunité."

Le souvenir de Hambourg

Johan Djourou est désormais lié avec Neuchâtel Xamax jusqu'à la fin de la saison. Il laisse toutes les portes ouvertes quant à l'avenir. "Je pourrais très bien prolonger l'expérience à Neuchâtel, lâche-t-il. Mais tout d'abord, il faut voir comment la mayonnaise prend et il faut surtout se maintenir." Comme il y a cinq ans avec le SV Hambourg, Johan Djourou va donc plonger dans une lutte sans merci contre la relégation. "Avec Hambourg, nous nous étions sauvés à la dernière minute du match retour du barrage à Karlsruhe, se souvient-il. J'espère que nous nous sauverons plus tôt cette fois..."

Pour Johan Djourou, la clé de la réussite dans cette opération maintien réside dans l'esprit d'équipe. "Ma première impression est excellente. Ce fameux esprit d'équipe est bien présent, se félicite-t-il. Xamax s'est déjà sauvé l'an dernier. Les joueurs savent ce qui les attend. Maintenant, il faut garder les idées claires. S'efforcer de progresser ensemble. Et surtout, ne pas se voir trop beau trop vite !"

"Nous serons d'attaque"

Lundi lors de la reprise de l'entraînement, Johan Djourou et Xavier Kouassi ont travaillé de manière individuelle. "C'était une simple précaution. Juste pour se remettre dans le bain", souffle Johan Djourou dont la seconde apparition sous le maillot sédunois fut ces 13 premières minutes de jeu au Stade de Suisse le 8 février. "J'ai dû sortir en raison d'une élongation, précise-t-il. Rien de grave. J'aurais pu rejouer à la fin du mois si la pandémie du coronavirus n'avait pas stoppé le championnat".

A ses côtés, Xavier Kouassi se veut rassurant. "Johan et moi serons d'attaque le 20 contre Thoune pour la reprise, promet-il. Avec l'enchaînement des matches, la récupération et la faculté d'opérer des turnovers seront déterminantes." A ce titre, la bonne nouvelle de la journée pour les Xamaxiens fut l'assurance de pouvoir compter lors des trois premiers matches sur la présence de Gaëtan Karlen. Sous contrat jusqu'au 30 juin, le futur Sédunois était l'un des 25 joueurs à l'entraînement lundi et il devrait être à disposition de l'entraîneur Joël Magnin jusqu'à l'expiration de son contrat.

A 33 ans, Johan Djourou ouvre, ainsi, à la Maladière une nouvelle page d'une carrière qui l'a mené à Arsenal, à Birmingham City, à Hanovre, à Hambourg, à Antalya, à Ferrare et enfin à Sion. S'il a l'élégance de ne pas commenter son divorce d'avec Christian Constantin, on comprend que l'issue malheureuse de son expérience en Valais a décuplé sa motivation. Au point de ne pas songer une seule seconde à annoncer sa retraite internationale. "L'exemple de Stephan Lichtsteiner est là pour démontrer que l'âge n'est pas un facteur, avance-t-il. Si tu es bon, tu joues." Celui qui a fêté sa 72e et dernière sélection le 11 septembre 2018 à Leicester contre l'Angleterre et qui a disputé trois Coupes du monde veut croire qu'un ultime rebond est possible.

ats

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